Techniquement parlant

L'internet est-il bio? On peut en douter. Par contre, ce site a été (presque) entièrement réalisé à l'aide de logiciels libres, dont on peut dire qu'ils font partie de l'économie solidaire. Mais qu'est-ce vraiment qu'un logiciel libre? Un vrai logiciel libre se reconnaît aux deux caractéristiques suivantes:

  • il est gratuit;
  • son code source est à disposition et il est donc possible de le modifier à sa guise.

Notez qu'il n'est pas nécessaire qu'il soit élevé en plein air.

Malgré l'impression de domination que donnent des acteurs du marché du logiciel comme Microsoft ou Google, le logiciel libre s'est fortement répandu ces dernières années et occupe même une position dominante dans certains domaines. C'est le cas, par exemple, des sites internet qui utilisent très souvent un quartet de programmes appelé "LAMP", pour Linux, Apache, PHP et MySQL. Ce site internet n'y échappe pas.

Qui plus est, ce site est alimenté par un système de gestion de contenu (Content Management System ou CMS, en anglais), qui permet de faciliter la gestion du site et la collaboration de plusieurs rédacteurs. Or, cet outil est également un logiciel libre, qui répond au doux nom de TYPO3.

Et l'économie solidaire, alors?

Sans se lancer dans une thèse en économie, voilà pourquoi l'on peut dire que les logiciels libres participent de l'économie solidaire:

  • tout d'abord, comme il a déjà été dit, le logiciel libre est gratuit. En soi, il n'est pas donc matière à bénéfice ni spéculation. C'est du conseil fourni autour de ce logiciel que l'on peut tirer une activité lucrative.
  • le logiciel est développé par une communauté, qui oeuvre de concert à l'amélioration du produit. Comme chacun tire parti de ces améliorations, il y a tout intérêt à participer à ce processus et à reverser ses innovations à la communauté.
  • la nature des communautés varie selon le logiciel, mais, dans le cas de TYPO3, les contributeurs sont tous des bénévoles et les améliorations font l'objet de débats ouverts menant à un vote. Il y a donc une participation démocratique au développement du logiciel.
  • du fait de la disponibilité du code source, un logiciel libre est intrinséquement durable. Certes, des projets disparaissent, mais il suffit (ou suffirait) de quelques bonnes volontés pour les ressusciter.